BlogStrategyDez 1, 2025

L’IA est là, l’impact (pas encore)

L’écart entre adoption et valeur réelle

Till Jäkel5 min

Dans presque toutes les entreprises, l’IA est désormais présente :
on a testé des outils, écrit des prompts, essayé des Use Cases. Certaines équipes utilisent l’IA au quotidien – du moins en apparence.

Et pourtant, on entend partout la même chose : « Nous ne voyons pas de vrai gain de productivité. » « On essaie, mais rien n’est durable. » « Nous ne savons pas comment intégrer l’IA dans nos processus. » « Chacun fait quelque chose, mais il n’y a pas de standard commun. »

La vérité courte : l’IA est là. L’impact, pas encore.

Mais la raison n’est pas technologique – elle est organisationnelle.


Le paradoxe de l’IA : la technologie évolue plus vite que les structures

Alors que les modèles d’IA acquièrent de nouvelles capacités chaque mois, beaucoup d’organisations restent ancrées dans des structures construites pour un monde différent : linéaire, stable, prévisible. Ce décalage crée des symptômes que nous observons dans presque toutes les entreprises.

  1. Prolifération d’outils sans ancrage stratégique
    Chaque équipe teste autre chose : les ventes utilisent ChatGPT pour des e-mails, le marketing teste Midjourney, l’IT joue avec Copilot. Il manque une vision partagée, une intention commune, un cadre d’usage. Sans stratégie IA, il n’y a pas de cohérence – seulement de la fragmentation.

  2. Des Use Cases isolés – mais pas de système
    Les organisations accumulent les expériences IA comme des Post-its colorés. Ce qui manque, c’est un principe directeur : comment apprend-on de ces expériences ? Comment les scaler ? Comment créer une structure ? L’intégration IA reste superficielle faute d’un regard systémique.

  3. Aucune responsabilité, aucun rôle clair
    Qui décide ce qu’un agent peut faire ? Qui définit la qualité ? Qui gère les risques ? Sans rôles clairs, l’incertitude règne – et l’incertitude crée l’immobilisme. L’implémentation IA échoue rarement sur la technologie, mais presque toujours sur la gouvernance.

  4. On utilise l’IA comme un outil – pas comme un partenaire
    Les équipes utilisent l’IA ponctuellement, au lieu de l’intégrer dans les workflows. Elles lui délèguent des tâches, mais pas de responsabilité. Elles travaillent pour l’IA, pas avec elle. Résultat : l’IA reste un add-on, enthousiasmant mais inefficace. L’impact IA reste marginal.


Pourquoi ce fossé existe : les organisations ne sont pas construites pour l’agentique

La prochaine étape d’évolution pour les entreprises est l’organisation agentique – un système vivant où humains, technologie et culture interagissent. Mais beaucoup d’organisations n’en sont qu’au début : elles ont introduit l’IA, sans adapter leur structure.

L’avenir appartient aux organisations qui agissent comme des systèmes vivants : adaptatifs, connectés et humainement façonnés.

Ce qui manque n’est pas la technologie – mais la structure. Pas plus d’outils, mais plus de maturité organisationnelle dans la collaboration avec des systèmes intelligents.


Ce dont les organisations ont besoin pour rendre l’IA réellement efficace

Pour que l’IA ne soit pas seulement utilisée mais réellement efficace, quatre conditions fondamentales sont nécessaires – qui dépassent largement la simple implémentation IA.

Des principes communs – plutôt que des expérimentations individuelles

Les équipes ont besoin d’une compréhension commune : pourquoi utiliser l’IA, comment répartir la responsabilité entre humains et IA, quels standards de qualité appliquer, quels risques accepter. Ces principes créent orientation – et permettent la vitesse. Sans garde-fous, une stratégie IA reste lettre morte.

Des rôles adaptés à un monde IA

De nouveaux modes de travail exigent de nouveaux rôles : un AI Navigator traduit entre business, processus et IA ; un Agent Owner supervise l’évolution continue d’un agent ; un Workflow Designer orchestre la collaboration humain–IA ; un Quality Steward garantit des standards de qualité et des boucles de feedback.

Sans rôles, l’IA reste ponctuelle et fragile. Avec des rôles, elle devient durable.

Un enablement structuré – pour que les équipes ne fassent pas qu’utiliser, mais concevoir

Les équipes doivent apprendre à intégrer l’IA dans leur travail quotidien, à déléguer à des agents, à penser les processus de manière agentique, à prendre des décisions conjointement avec l’IA, et à intégrer le feedback continu. C’est ainsi que naît la souveraineté et le changement durable.

Des workflows agentiques – pas de l’automatisation

Beaucoup d’entreprises tentent de coller l’IA sur des processus existants. Mais ces processus n’ont pas été conçus pour des systèmes adaptatifs. Les workflows agentiques fonctionnent autrement : ils apprennent, dialoguent, distribuent la responsabilité et évoluent à chaque utilisation.

Ce n’est que lorsque les modes de travail deviennent agentiques que l’IA devient un moteur – pas un accessoire.

Nous rendons les humains capables de concevoir l’IA – comme une évolution culturelle et technologique.


Le véritable levier : habiliter l’organisation, pas déployer des outils

L’impact n’est pas créé par la technologie – mais par des organisations capables de la façonner. Voilà l’essence de notre approche : nous n’introduisons pas des outils, nous développons des capacités. Nous ne construisons pas des automatisations, nous concevons des systèmes. Nous ne remplaçons pas du travail, nous augmentons la capacité d’action.

Nous rendons l’IA humainement efficace – et les organisations technologiquement souveraines.

La transformation IA est moins un défi technique qu’un défi organisationnel. Les organisations qui le comprennent investissent d’abord dans les personnes, les structures et la culture – pas dans les outils.


Quand l’impact devient vraiment visible

Les organisations qui développent des structures agentiques constatent un soulagement immédiat : les tâches routinières passent aux agents, les décisions deviennent meilleures car basées sur des données intégrées, le savoir circule, les silos disparaissent, les expérimentations deviennent un système, l’innovation augmente, la vitesse aussi – sans perte de qualité. Et surtout : la satisfaction augmente, car les personnes créent au lieu de gérer.

C’est la différence entre « avoir de l’IA » et « utiliser l’IA efficacement ». L’impact IA ne devient mesurable que lorsque structure et technologie agissent ensemble.


Notre approche : développement agile de structures agentiques

Nous ne travaillons pas en phases rigides, mais de manière agile et orientée pratique. Dès le début, nous construisons avec vos équipes des workflows et structures réels, immédiatement utiles.

Nous commençons par un use case concret et développons à partir de celui-ci les principes, rôles et workflows nécessaires. En parallèle, nous habilitons votre équipe à faire évoluer ces structures elle-même. Il ne s’agit pas seulement de créer une solution, mais une capacité d’innovation continue.

Cette approche itérative fait grandir votre organisation agentique de manière organique – non pas comme un projet, mais comme une évolution continue.


Conclusion : l’IA n’est que le début – l’impact vient de la structure

Les organisations qui réussiront ne seront pas celles avec le plus d’outils, mais celles avec les principes les plus clairs, les meilleurs rôles, les équipes les plus audacieuses et les systèmes les plus apprenants.

L’IA est là. L’impact se crée maintenant – chez ceux qui font évoluer leur organisation.


FAQ : impact IA & organisations agentiques

Pourquoi l’impact IA est-il si faible dans beaucoup d’entreprises ?

La cause est rarement technologique. Sans principes clairs, rôles définis et workflows agentiques, l’IA reste un outil isolé plutôt qu’un élément intégré.

Qu’est-ce qu’une organisation agentique ?

Une organisation agentique est un système vivant où humains et agents IA collaborent avec des workflows apprenants, des responsabilités claires et une capacité d’évolution continue.

Quand l’impact IA devient-il mesurable ?

Avec le bon cadre, les premiers effets mesurables apparaissent en 4–8 semaines ; une transformation durable se construit en 3–6 mois.

Quels rôles sont nécessaires pour une intégration IA réussie ?

AI Navigator, Agent Owner, Workflow Designer, Quality Steward – ces rôles assurent traduction, gouvernance et évolution continue.

En quoi les workflows agentiques diffèrent-ils de l’automatisation classique ?

Ils sont apprenants, dialogiques et adaptatifs. Ils répartissent la responsabilité et évoluent avec l’usage, là où l’automatisation classique reste rigide.

Curieux d’en savoir plus ?

Découvrons ensemble comment appliquer ces approches dans votre organisation.

Prendre rendez-vous